Juillet 2004 : Trois étudiantes de Chambéry réorganisent les livres

(actualisé le ) par Catherine, présidente

Ci-dessous le témoignage d’une d’entre elles :

Cela fait maintenant plus d’un mois que nous sommes revenues du Togo. Je ne sais pas bien par où commencer...

Cette expérience a été merveilleuse a vivre, et très riche.

L’accueil des Sinandja a été formidable : nous avons partagé leur mode de vie, mais ils se souciaient toujours de notre confort et de notre santé. Les enfants sont adorables, et nous avons passé de longs moment avec eux. Cette famille est vraiment exceptionnelle !

En ce qui concerne notre travail a l’école, les trois semaines que nous avons passées à Yanfouom n’ont pas été de trop pour rafistoler, couvrir, étiqueter et classer les livres. Tous les matins nous nous attelions a cette tache, et nous avions souvent des visites d’élèves ou de parents souhaitant faire notre connaissance. Voir notre travail achevé a été un grand bonheur !

Les débuts d’après midi au Togo n’étaient souvent pas très actifs du fait de la chaleur. Cependant, nous avons essayé de visiter un maximum de choses, souvent en fin d’après midi pour échapper a la canicule.

Nous nous sommes très bien habituées a la vie et au rythme africain. Toutes ces choses qui nous semblent indispensables en France, comme l’eau courante, ou les machines électriques paraissent dérisoires la bas.
Et puis nous avons beaucoup appris du point de vue humain : ces gens toujours heureux, ces enfants qui chantaient "Yovo yovo bonsoir" sur notre passage et dont le visage s’illuminait simplement parce qu’on leur serrait la main, le fait que tout soit toujours simple "ya pas de problème"...

Bien sur, nous avons également vu l’envers du décor, et notamment la pauvreté. Ça nous a peut être permis de nous ramener à la réalité et de nous rendre compte qu’on n’a pas vraiment le droit de se plaindre.

Le fait que nous soyons trois était également très positif, car nous pouvions échanger nos impressions, nos sentiments, et nous soutenir.

Le retour a été difficile : il nous a fallu quitter notre nouvelle famille.
Et puis comment expliquer l’Afrique à des personnes qui n’ont pas vécu l’Afrique ?

Mais après un repos nécessaire car le voyage a été fatigant autant émotionnellement que physiquement (nous avons toutes les trois été plus ou moins malades), nous avons repris nos vies françaises.

Notre seul regret sera de ne pas avoir assez vu Paul et Martine, qui ont des emplois du temps bien chargés. Pendant que nous étions à Dapaong, Martine avait beaucoup de travail, nous ne l’avons donc pas beaucoup vue, et Paul n’est rentré que la veille de notre départ.

Dès notre retour, nous envisagions déjà de retourner au Togo même si je ne sais pas si ce sera dans un futur proche ou lointain.

En attendant, nous gardons des souvenirs plein la tête de ce voyage. Ce n’est pas toujours facile de décrire un voyage aussi intense.

Mathilde Dullin